Montrer ou pas bébé sur les réseaux sociaux ?

Montrer ou pas bébé sur les réseaux sociaux ?

À ce jour, le #baby a été utilisé dans plus de 166 millions de publications sur Instagram. 166 millions de photos de bébés, plus ou moins. Dans le même ordre d’idée, le #kids a servi dans près de 80 millions de photos. Ces chiffres élevés ne sont pas si étonnants vu la quantité de publications exposant des enfants sur les médias sociaux.

Depuis quelques années, Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Snapchat, Pinterest (et les autres) font partie de notre quotidien. Des personnes de tout horizon s’adonnent aux activités sociales en ligne et les parents n’en font pas exception. Le sharenting – contraction de share (partage) et parenting (parentalité) - désigne ainsi le comportement de papa et maman qui partagent sur les médias sociaux des photos de leurs enfants.

Comme tout ce qui touche à la parentalité, le sharenting est un sujet polarisant, régulièrement débattu sur la place publique, puisqu’il soulève de réelles questions sur les plans éthiques et juridiques. Par ailleurs, l’idée de ce billet est d’abord et avant tout d’ouvrir la discussion à travers certaines pistes de réflexion.

Où est la limite ?

En termes de quantité de contenu publié sur les médias sociaux, la limite de chacun est différente. Pour certains parents, bombarder les plateformes de photos et de vidéos de leur progéniture est tout à fait acceptable. D’autres opteront pour la discrétion en ajoutant ici et là, avec parcimonie, des photos d’enfant à leur album social ou même en masquant le visage de ceux-ci lorsqu’ils se retrouvent sur un cliché.

La question des limites se pose également lorsqu’on parle du type de contenu à publier. À travers les photos d’enfants qui jouent, qui dorment et qui sourient, se trouvent aussi des images plus compromettantes. Certaines placent l’enfant dans des situations plutôt gênantes ; assis sur le pot, en crises de larmes, lors du premier bain ou avec un doigt dans le nez. Celles-là ont pour but de faire rire ou de dédramatiser les situations quotidiennes, mais demeurent tout de même embarrassantes pour le tout petit. Des clichés de bébés malades et/ou hospitalisés, des vidéos visant à faire peur ou à faire pleurer ses enfants sont d’autres cas de figure discutables rencontrés sur le web.

Aucune loi ni aucun règlement n’encadre les pratiques des parents sur les médias sociaux, car le phénomène demeure encore relativement nouveau. Heureusement, plusieurs contenus sont tout de même filtrés par les plateformes qui censurent les images jugées inopportunes, choquantes ou indécentes.

Qu’en pensent les enfants ?

Très tôt, les enfants sont plongés dans l’univers du web. Ils sont sensibles à l’omniprésence des médias sociaux, comprenant rapidement la plupart des mécanismes de ces plateformes. Il n’est ni rare ni inhabituel que les enfants, adolescents et jeunes adultes puissent ressentir un profond malaise devant les photos publiées par leurs parents.

Légalement, toute personne a droit au respect de sa vie privée et au droit à l’image. Une photo publiée sans le consentement de l’individu peut être retirée en tout temps à sa demande. Ainsi, dès qu’un enfant en âge de refuser la publication d’une photo ou d’une vidéo où il figure fait exercer son droit, le parent doit se soumettre à sa volonté et retirer le contenu de toutes les plateformes immédiatement.

Malheureusement, les plus petits, qui dépendent totalement de leurs parents pour chacune de leur action, ne sont pas en mesure de défendre leur position. Il en revient ainsi aux parents de juger si le contenu publié porte préjudice à l’enfant.

Et les influenceurs ?

Le sharenting a ouvert la brèche à un nouveau type d’influenceurs. Ces parents, le plus souvent des mamans, n’hésitent pas à exposer bébés et enfants pour agrandir leur communauté et pour dénicher de nouveaux partenariats avec des entreprises. Objectivement, le tout petit devient ainsi un « produit » que le parent utilise afin de développer sa propre marque de commerce. 

Existent également ces parents qui ouvrent et développent des comptes aux noms de leurs enfants. De plus en plus, on rencontre sur les plateformes des bambins ayant leur compte Instagram personnel que le parent se plaît à animer comme s’il s’agissait de l’enfant lui-même. Les photos mignonnes sont le plus souvent accompagnées d’un texte, une caption invraisemblable écrite au « je » par le bambin. Le phénomène est devenu presque banal, mais avec du recul et un œil critique, il y a lieu de s’interroger sur la pratique.

Comment faire les bons choix ?

En matière de réseaux sociaux, le jugement et la prudence demeurent les meilleures armes. De fait, les utilisateurs (parents ou non) devraient d’abord s’interroger sur les paramètres de confidentialité de leurs comptes. Qui peut voir le contenu que vous publiez ? La famille, les amis, des inconnus, le monde entier ? Sachez que les photos et les vidéos envoyés dans les socials networks ne vous appartiennent plus. Ils peuvent être récupérer et utiliser par n’importe qui, esprit malveillant ou pas.

La publication d’une photo de bambin devrait faire l’objet chaque fois du questionnement suivant : lorsque l’enfant sera grand, sera-t-il à l’aise/content de se voir ainsi publiquement ? Les photos compromettantes, gênantes, de nudité, ridiculisant l’enfant ou portant atteinte à son intégrité ne devraient en aucun cas se retrouver sur les médias sociaux. L’exercice demande un minimum d’empathie et de compréhension face à l’enfant qui se retrouve « victime » malgré lui des élans potentiellement narcissiques de ses parents.

Enfin, les réseaux sociaux sont merveilleux pour briser les frontières géographiques et se rapprocher de ceux qui nous sont chers. Ils permettent, par exemple, de tenir informer les membres de la famille éloignée des aléas de la vie et de l’évolution des enfants. Les groupes Facebook « fermés » peuvent être une avenue intéressante de partage, à l’abri des regards indiscrets et indésirables. Sachez également qu’à l’ère du numérique, il existe bien d’autres façons d’entretenir les relations à distance (courriels, textos, etc.).

 

*** Bien humblement, Umana demeure consciente de l’importance de faire croître sa communauté sociale, notamment en partageant des images de parents utilisant les porte-bébés et autres articles avec leurs enfants. Il paraît inévitable de soutenir une présence en ligne et de présenter l’offre de produits en ayant recours à ses mini modèles, le plus souvent issus du cercle d’amis immédiat. Umana a à cœur l’intégrité des enfants et s’engage à ne jamais publier de contenu déplacé qui mettrait qui que ce soit dans l’embarras ou dans une position fâcheuse. ***

 

 

 

Sources :

https://www.lapresse.ca/vivre/famille/201902/11/01-5214318-photos-sur-les-reseaux-sociaux-ces-enfants-qui-disent-non.php

https://www.mamanpourlavie.com/vivre-en-famille/etre-parent/13825-montrer-ses-enfants-sur-les-reseaux-sociaux.thtml

https://nospensees.fr/sharenting-le-risque-dexposer-ses-enfants-sur-les-reseaux-sociaux/

https://www.viedeparents.ca/mettre-des-photos-de-nos-enfants-sur-les-reseaux-sociaux-pour-ou-contre/

https://www.mon-enfant-et-les-ecrans.fr/pourquoi-il-ne-faut-pas-publier-des-photos-de-votre-enfant-en-ligne/

https://www.lesinrocks.com/2018/01/30/actualite/medias-actualite/pourquoi-il-ne-faut-pas-publier-des-photos-de-ses-enfants-sur-les-reseaux-sociaux/

https://www.rcinet.ca/fr/2018/01/05/mettre-ou-ne-pas-mettre-les-photos-de-nos-enfants-sur-facebook/

https://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/70429/les-enfants-influenceurs---quand-l-enfant-devient-une-marque--quelles-limites.shtml

https://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/70429/les-enfants-influenceurs---quand-l-enfant-devient-une-marque--quelles-limites.shtml

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1560176-un-proces-pour-des-photos-de-bebe-sur-facebook-internet-n-est-pas-un-album-de-famille.html

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